Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 2008-01-18 | Page d'accueil | 2008-01-20 »

samedi, 19 janvier 2008

Travailler plus pour gagner plus

Voilà une jolie chanson de Bernard Lavillier.
Cette chanson m'a fait redécouvrir ce chanteur loubard. Il l'a écrite pour rendre hommage à son père, ouvrier metallurgiste dans la région de St Etienne. Aujourd'hui, l'industrie régionale a sans doute disparu quelque part le long de la muraille de Chine. Eh oui, les patrons n'ont plus le goût d'autre fois. S'enrichir sans contrainte est possible à l'autre bout du monde. Alors la France, ils l'aiment ou ils la quittent.
Je ne sais plus quoi penser, j'ai de plus en plus de mal à croire que l'ultra libéralisme est devenu la réponse à tous nos problèmes. Il y avait en France, des choses en quoi je croyais, des notions de solidarité, de fraternité, d'égalité. L'école était ouverte à tous, libre, laïque, gratuite. Les professeurs y étaient passionés. Passion d'une matière et passion des élèves. Que va devenir tout cela ?
J'aime la France pour ses valeurs, pour sa laïcité même si je me reconnais dans certains aspects de la parole catholique. J'aime croire que nous sommes le Pays des droits de l'homme. Mais voilà qu'on songe à emprisonner les prisonniers plus longtemps de peur qu'ils ne récidivent. J'entends que des quotas immondes dictent le nombre de famille à expulser, de vies à briser, de coeurs à éclater. Voilà qu'on légalise l'idée que l'autre, cet alien si différent de nous est forcément menteur et qu'avec un bout de salive on pourra le prouver.
Comment peut on croire que dans une politique d'immigration menée de main de maître par un disciple de Charles Pasqua, on cherche idéalement à faciliter le regroupement familial ? Comment peut on croire qu'un gouvernement dont le membre le plus illustre n'a jamais rien fait pour que la loi des 20% de logement sociaux soit appliquée va vraiment aider ceux qui en ont le plus besoin ?
Consommons mes amis, puisqu'il faut le faire. Ne pas trop réfléchir surtout, les romans donnent mal à la tête. Ce n'est même pas rentable. Il faut vendre à tout prix, et acheter. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Jacques Attali. 300 bonnes idées pour relancer la concurence. Retourner dans la junge, s'y perdre en toute franchise. N'ayons plus peur des maux, la précarité fait partie de la condition humaine. Merci Laurence Parisot. Plus de belles maximes Voltairiennes, tout celà est dépassé.
La France, ils l'aiment alors pourquoi veulent-ils tant la changer ?

 

Publi-reportage : Une It ville nommée Bruges

Il y a quelques semaines, je vous ai parlé de mon amour pour la Belgique, ce petit pays que les Français se plaisent (injustement) à railler. Puis je vous ai parlé de blogs belges dont j’ai fait la plaisante découverte. Vous savez donc que cet article, même s’il est sponsorisé, je l’écris aussi avec le cœur. J’étais secrètement jalouse de ces blogueuses influentes qui avaient eu la chance d’être sélectionnées pour parler de Bruges, cette ville que j’aime tant. Et voilà qu’à moi aussi, on demande de parler de cette it ville. Alors c’est avec un plaisir non dissimulé que je cherche des mots pour décrire cette Venise du Nord. Expression qui ne me plait que moyennement, après tout pourquoi Venise ne serait pas une Bruges du Sud ?

Image hébergée par servimg.com

 J’ai grandi dans le nord de la France, la frontière belge située à quelques kilomètres de chez moi, représentait dans mon imaginaire une mur invisible derrière lequel régnait un ordre différent, mais tellement plus amusant que de mon côté de la frontière. Bruges, ses canaux, ses chocolateries, son beffroi, ses troquets et même ses boutiques me fascinaient. Un jour, en me promenant sur les quais, j’ai découvert la présence dans cette ville éternelle, du Collège de l’Europe et j’ai eu envie d’y faire mes études plus tard. Passer une année à Bruges entre les magasins de dentelle et les brocanteurs, entre le béguinage et les cornets de frites, me semble toujours un projet agréable. J’ai finalement préféré la culture et ses aléas aux Institutions Européennes, mais Bruges a de nombreuses facettes, des musées & une architecture typiquement flamande qui font mon bonheur. La ville a bénéficié des retombées de Lille 2004: Capitale Européenne de la Culture. Bruges est comme moi, aristocratique, secrète et bohême.

Image hébergée par servimg.com

 La dernière fois que je suis allée à Bruges, ce n’était pas avec des membres de ma famille ou des amis de mes parents à qui on fait toujours visiter la ville, mais avec des amis de mon âge. Je jouais le guide, comme Nathalie à Moscou. C’était le premier jour de l’Eté, il faisait chaud, nous avons pique-niqué dans un des nombreux parcs de la ville. Nous avons arpenté ses dédales, admiré son beffroi, goûté ses chocolats. Et le train du départ qui nous a ramené à Lille a eu un goût bien triste. Pas assez de temps pour que les filles fassent du lèche-vitrine, pour que les papilles des gourmands et des gourmandent élisent le meilleur chocolatier, le meilleur vendeur de frites ou que nos palais dégustent, avec modération, toutes les bières que proposent les bars de la ville. Juste un souvenir charmé d’un repas improvisé autour de sandwiches américains, plat traditionnel des jeunes voyageurs.

Image hébergée par servimg.com

 Alors lorsque j’ai appris que l’on pouvait passer dans la ville 3 nuits pour le prix de deux*, j’en ai parlé autour de moi et mes amis ont été conquis. Un voyage est déjà prévu. Je leur ferai découvrir le béguinage, ce couvent en plein cœur de la ville, où règne un calme idyllique.

Image hébergée par servimg.com

Nous ferons une promenade en bateau en écoutant un guide flamand réciter avec ardeur son texte en plusieurs langues. La patronne du plus vieux bar de la ville, dont il parlera sûrement, portera-t-elle toujours le même prénom? Elle ne sera en tout cas pas aussi âgée que les murs qu’elle habite. Et après tout, pourquoi ne pas partir maintenant ? Inutile d’attendre les beaux jours, la ville, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, est la proie des touristes. Deedee a eu raison d’y aller en hiver, les Belges sont assez chaleureux pour faire remonter la température avec une bonne casserole de moules !
Et il vaut mieux déguster des chocolats entre amis ou entre amoureux en hiver, lorsqu’il est bien croquant, que lorsqu’il fait chaud et que le chocolat se ramollit. Et partir à Bruges avec l’offre en question, c’est aussi recevoir à son arrivée des chéquiers de réduction pour se faire plaisir à moindre frais dans une des boutiques de la ville Je vous le dis comme je le pense, partir à Bruges c’est tellement it, que j’y vais le plus souvent possible, et que je n’ai jamais été déçue par la ville et ses charmes.

Image hébergée par servimg.com 

 * Offre valable jusqu'au 11 mars 2008, à condition que le séjour commence un dimanche, un lundi ou un mardi. Plus d'information sur le site de la ville : http://www.winterinbrugge.be/